Quels aménagements scolaires pour un enfant Dys ? Ce que dit l’Éducation nationale et ce que proposent les établissements alternatifs.
Les troubles Dys concernent 8% de la population française selon handicap.gouv. Un problème majeur pour les enfants concernés qui peinent souvent à suivre une scolarité normale. Le lycée représente un seuil critique car le jeune est confronté à de multiples enjeux : une charge de travail forte, les contrôles continus et les examens en vue de l’obtention du baccalauréat, l’autonomie attendue par les enseignants. De ce fait, le parcours d’un élève Dys est particulièrement difficile au lycée.
En France, l’Éducation nationale prévoit plusieurs dispositifs officiels pour accompagner les élèves DYS : le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé), le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) et des aménagements aux examens tels que le tiers temps ou l’utilisation d’un ordinateur. Ces mesures constituent un socle indispensable, mais leur efficacité dépend largement de l’environnement scolaire dans lequel évolue l’élève. C’est la raison pour laquelle de nombreux parents d’enfants dys recherchent un établissement un cadre pensé pour leur permettre de progresser sereinement jusqu’au baccalauréat : un établissement qui propose des classes à effectif réduit, une pédagogie orale qui supprime la double tâche et des supports adaptés aux profils DYS.
Avec ce guide, vous pourrez :
- Comprendre les différents troubles Dys et leurs enjeux au lycée
- Découvrir et approfondir le cadre légal des aménagements possibles
- Découvrir les aménagements concrets possibles en classe pour un élève Dys
- Découvrir des exemples d’établissements parisiens pensés pour les élèves Dys
1. Comprendre les troubles d’un enfant Dys et leurs enjeux au lycée
1.1 Qu’est-ce qu’un trouble DYS ?
Les troubles Dys concernent plusieurs fonction cognitives :
- Le langage
- La coordination motrice
- L’attention
- La perception
- La mémoire
- Les fonctions visuo-spatiales
- Les fonctions exécutives
Chaque trouble peut se manifester de manière différente en fonction des composantes cognitives affectées. Les personnes présentant des troubles Dys auront des besoins différents en fonction de la manifestation des troubles.
La dyslexie :
La dyslexie est un trouble de l’acquisition de la lecture qui est généralement hésitante, ralentie, avec des erreurs fréquentes. Ce trouble nécessite une attention soutenue qui génère notamment de la fatigue. Il a un impact fort sur la scolarité.
La dysorthographie :
La dysorthographie est un trouble de l’acquisition de l’orthographe qui se traduit par beaucoup d’erreurs dans l’écriture des mots. Ce trouble est souvent associé à la dyslexie. Les enfants dysorthographiques éprouvent des difficultés à mémoriser les règles orthographiques et à appliquer les correspondances entre les lettres et les sons.
Les dyspraxies :
Les dyspraxies sont des troubles portant sur l’apprentissage des gestes précis, de l’équilibre et de la capacité à se repérer dans son environnement (évaluer les distances, reconnaître les formes et s’orienter.
Ils se manifestent par des retards psychomoteurs, une maladresse importante et/ou une dysgraphie (difficultés diverses liées à l’écriture). Les gestes appris s’automatisent mal. Ce qui entraîne une difficulté ou une impossibilité à travailler en double tâche. Par exemple : écouter l’enseignant et écrire en même temps.
La dyscalculie :
La dyscalculie est un trouble portant sur la capacité à comprendre et à utiliser les nombres. Ces troubles peuvent avoir un impact sur l’insertion scolaire et sociale du fait des difficultés à calculer, à compter, et à mémoriser des nombres.
La dysphasie :
La dysphasie est un trouble du développement du langage qui peut affecter l’expression et/ou la compréhension du langage oral. Certains enfants ont du mal à comprendre ce qui leur est dit ou à trouver les bons mots, à construire des phrases. Ils peuvent présenter des difficultés de prononciation.
Comment savoir si mon enfant est dys ?
Si vous constatez d’importantes difficultés scolaires durables, au primaire, collège ou lycée, dirigez-vous vers le corps médical pour faire un diagnostic. Votre médecin traitant pourra prescrire un bilan chez un spécialiste adapté au trouble :
- Un orthophoniste pour la dyslexie, dysorthographie, dyscalculie ou dysphasie
- Un psychomotricien ou un ergothérapeute pour la dyspraxie
- Un psychologue spécialisé en neuropsychologie pour d’autres troubles
1.2 Pourquoi le lycée représente un moment charnière ?
C’est au lycée que les difficultés d’enfants souffrant de troubles Dys s’avèrent le plus compliqué à gérer. L’augmentation du volume de cours, la prise de notes intensive, les doubles tâches (écouter-écrire), l’autonomie dans le travail personnel, la pression des épreuves du baccalauréat rendent la tâche au lycéen Dys beaucoup plus difficile.
Le rythme est soutenu, les classes sont chargées. En conséquence, les enseignants n’ont pas la possibilité de prendre en compte les besoins spécifiques des élèves Dys.
1.3 L’impact sur la confiance en soi et la motivation
Un élève Dys peut perdre pied rapidement au lycée. Tout va très vite, trop vite pour lui. Il ne se sent pas compris. Il n’arrive pas à gérer ses apprentissages correctement. Il a l’impression qu’il est seul responsable de ses mauvais résultats, que le lycée n’est pas fait pour lui.
Bref, une perte de confiance en soi et de motivation s’installe. Elle peut avoir des conséquences lourdes sur la santé mentale du jeune.
2. Les aménagements officiels de l’Éducation nationale pour les enfants Dys
Face aux troubles Dys, l’Éducation nationale a mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement destinés à adapter la scolarité de l’élève à ses besoins spécifiques. Ces dispositifs ne sont pas automatiques : ils s’obtiennent sur la base d’un diagnostic médical et nécessitent une démarche active de la part de la famille. Il en existe trois principaux, distincts par leur niveau d’engagement administratif et par les droits qu’ils ouvrent.
2.1 Le PAP : Plan d’Accompagnement Personnalisé
Le PAP est le dispositif le plus accessible et le plus rapidement mobilisable pour un élève Dys. Il est destiné aux élèves dont les troubles des apprentissages ont été diagnostiqués par un professionnel de santé (orthophoniste, neuropsychologue, médecin) et qui rencontrent des difficultés durables malgré les aides mises en place en classe.
C’est le médecin scolaire qui pilote sa mise en place, en concertation avec l’équipe enseignante et la famille. Le PAP formalise un ensemble de mesures concrètes, adaptées au profil de l’élève, qui s’appliquent au quotidien dans toutes les matières. Parmi les aménagements les plus fréquemment prévus, on trouve :
- L’utilisation d’un ordinateur pour les écrits
- La mise à disposition de supports de cours allégés ou adaptés
- La réduction ou la suppression des tâches de copie
- Des consignes reformulées ou lues à voix haute
- Un temps supplémentaire pour certains exercices.
Le PAP est révisable à chaque année scolaire et suit l’élève tout au long de sa scolarité, y compris lors du passage au lycée. Il ouvre également droit à des aménagements lors des examens nationaux, dont le baccalauréat.
2.2 Le PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation
Le PPS s’adresse aux élèves dont le trouble Dys est reconnu comme un handicap par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). C’est la commission CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) qui instruit le dossier et valide ce statut.
Plus complet que le PAP, le PPS ouvre des droits plus étendus, notamment la possibilité d’obtenir l’attribution d’un AESH (Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap), qui suit l’élève en classe pour l’aider dans ses tâches quotidiennes. Il peut également prévoir des adaptations plus profondes du programme ou des modalités d’évaluation.
La constitution d’un dossier MDPH demande un investissement plus important de la part de la famille : bilan médical complet, formulaires spécifiques, délais d’instruction pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois. En revanche, les droits obtenus sont plus solides et plus pérennes. Pour les familles dont l’enfant présente des troubles sévères ou associés à plusieurs diagnostics, le PPS est souvent la solution la mieux adaptée
2.3 Les aménagements aux examens nationaux (Baccaleuréat)
L’un des enjeux majeurs pour les parents d’un lycéen Dys est la question des aménagements au baccalauréat. Ces aménagements ne s’obtiennent pas automatiquement : ils doivent être demandés par le médecin scolaire, sur la base du PAP ou du PPS en vigueur, et validés par le médecin désigné par la commission académique compétente.
Les principaux aménagements prévus par la réglementation sont les suivants :
- Le tiers temps : l’élève dispose d’un temps majoré d’un tiers par rapport à la durée normale de l’épreuve. C’est l’aménagement le plus fréquemment accordé aux élèves DYS
- L’utilisation d’un ordinateur : avec ou sans logiciel de correction orthographique, selon les besoins et les autorisations accordées
- La mise en forme adaptée des sujets : police agrandie, interlignage renforcé, présentation aérée du document
- Un secrétaire-scripteur : un tiers prend en charge la rédaction des réponses dictées par l’élève, dans les cas les plus sévères
- La reformulation orale des consignes : un surveillant habilité peut lire et reformuler les énoncés à la demande de l’élève.
Il est important d’anticiper ces démarches dès la classe de première, car les délais administratifs peuvent être longs et les dossiers doivent être constitués suffisamment tôt avant les épreuves..
Comment initier les démarches pour la scolarité de mon enfant Dys : le pas-à-pas
Obtenir un dispositif d’accompagnement pour un élève DYS suppose de suivre un processus précis, dont voici les étapes clés :
- Faire établir un diagnostic par un professionnel de santé habilité : orthophoniste, neuropsychologue, pédopsychiatre ou médecin spécialiste. Ce document est le point de départ indispensable de toute démarche.
- Prendre contact avec le médecin scolaire de l’établissement, en lui remettant le bilan diagnostic. C’est lui qui instruit le dossier PAP et convoque une équipe éducative si nécessaire.
- Participer à la réunion de mise en place du PAP, en présence de l’équipe enseignante, du médecin scolaire et de la famille. C’est à cette occasion que les aménagements sont définis et formalisés par écrit.
- Saisir la MDPH si un PPS est envisagé, en téléchargeant le formulaire Cerfa dédié et en constituant un dossier médical complet. La MDPH de Paris est compétente pour tous les élèves scolarisés dans la capitale.
- Renouveler le dispositif chaque année scolaire et en informer systématiquement les nouveaux enseignants en début d’année, notamment lors du passage en seconde
À retenir : le PAP et le PPS ne dispensent pas l’élève des programmes officiels de l’Éducation Nationale. Ils adaptent les conditions d’apprentissage et d’évaluation, non les exigences académiques. L’objectif est de placer l’élève Dys en situation d’équité, non de facilité.
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3. Les aménagements pédagogiques concrets en classe pour un enfant Dys
Que ce soit dans le cadre d’un PAP, d’un PPS ou dans un autre cadre alternatif, un enfant Dys, a besoin d’un certain nombre d’aménagements spécifiques pendant la classe.
3.1 Adapter les supports de cours
Les supports pédagogiques adaptés sont très efficaces pour aider les enfants Dys à mieux comprendre les informations : polices adaptées (OpenDyslexic, Arial), espacement, couleurs, fiches de synthèse allégées, images, graphiques.
3.2 Réduire la double tâche
Réaliser une double tâche comme écouter l’enseignant et prendre des notes simultanément) demande un effort considérable aux élèves Dys. Chaque lettre doit être décodée, chaque calcul réfléchi pas à pas, chaque geste écrit contrôlé. Il n’y a pas d’automatisation. Résultat, l’enfant est en surcharge cognitive. Les solutions : cours magistral remplacé par une approche orale interactive, synthèse dictée en fin de séance, photocopies de cours.
3.3 Les outils numériques au service des élèves Dys
Ordinateurs, tablettes, logiciels de dictée vocale, correcteurs orthographiques facilitent les tâches de lecture et d’écriture des élèves Dys. Grâce aux outils informatiques, l’accessibilité au langage écrit est facilitée et la compréhension des contenus est améliorée :
- Modulation de la police de caractères,
- Synthèse vocale,
- Correcteurs orthographiques,
- Dictionnaires et conjugueurs électroniques
3.4 L’importance des petits effectifs
Bien sûr, le dispositif PAP offre un accompagnement précieux avec la mise en place de supports adaptés notamment. Bien sûr l’AESH, dans le cadre d’un PPS, effectue une aide humaine primordiale. Son rôle, dans le cadre d’un trouble Dys, consiste principalement à améliorer l’autonomie de l’élève, soulager les efforts fournis, stimuler la mise en action dans les apprentissages.
Mais le PAP et le PPS ont leurs limites : les élèves restent intégrés dans des classes traditionnelles, avec des effectifs compris entre 25 et 40 élèves selon les établissements. Dans une classe de 30 élèves, la personnalisation est structurellement impossible. Un enseignant ne peut pas accompagner individuellement un enfant Dys. Le temps et la formation spécifique lui manquent. L’enfant Dys reste un enfant « différent », plus lent, mal compris et moins bien intégré. Une fois les cours terminés, il se retrouve seul pour ses révisions et exercices.
Alors que dans des classes à petits effectifs, un enseignement adapté aux différents troubles Dys peut être réellement mis en place. Le professeur peut détecter rapidement les difficultés de chaque élève. Il peut adapter ses supports pédagogiques à chaque trouble. Il peut inciter chaque élève à participer activement à l’oral. Il peut reformuler ses explications pour s’assurer que tout le monde a compris. Il peut valoriser chaque réussite, chaque progrès. En résumé, les classes à petits effectifs sont un cadre bienveillant pour les élèves Dys, qui favorisent les efforts, la motivation et la réussite.
4. Des établissements parisiens pensés pour les élèves Dys : du collège au lycée
Les dispositifs officiels de l’Éducation nationale constituent un socle indispensable, mais leur mise en œuvre dépend largement du contexte dans lequel évolue l’élève. Dans une classe de trente élèves, même un PAP bien rédigé se heurte aux contraintes structurelles de l’enseignement de masse : rythme collectif imposé, prise de notes intensive, peu de temps pour reformuler ou personnaliser. Certaines familles font donc le choix d’un établissement privé dont le modèle pédagogique intègre, par nature, les besoins des profils Dys, sans que cela nécessite de démarche administrative supplémentaire.
À Paris, deux établissements se distinguent par la profondeur de leur engagement sur ce terrain, et par la continuité de parcours qu’ils peuvent offrir : le Cours du Pont de Pierre, pour le collège, et le Cours Montaigne, pour le lycée.
4.1 Le Cours du Pont de Pierre : un accompagnement DYS dès le collège
Fondé en 2013 à partir du constat que certains élèves ne se sentent pas bien dans une classe de trente élèves, le Cours du Pont de Pierre est une école privée hors contrat, reconnue par l’Éducation nationale, qui accueille des élèves du primaire au lycée. L’établissement a construit un écosystème spécifiquement pensé autour des élèves dyslexiques, dysorthographiques, dyspraxiques, dyscalculiques et présentant un TDA/H, dans le but de favoriser leurs apprentissages et de contourner leurs difficultés.
Le modèle pédagogique repose sur une notion ancienne remise au goût du jour : le préceptorat. Un ratio d’un précepteur pour une moyenne de quatre élèves permet un accompagnement quasi individuel, dans lequel chaque projet pédagogique est coconstruit avec la famille. Chaque élève dispose de son propre emploi du temps et progresse selon son rythme, ce qui supprime structurellement la pression du groupe et la comparaison permanente.
Sur le plan des aménagements concrets, les élèves n’ont pas à prendre de notes, bénéficient d’ordinateurs pour les tâches d’écriture, de supports de cours aérés avec des polices adaptées, et ont accès à une salle de repos pour gérer la fatigue cognitive plus importante que ressentent les profils DYS en situation d’apprentissage.
Selon l’expérience du Cours du Pont de Pierre, les élèves auraient souvent gagné à bénéficier d’un environnement adapté plus tôt dans leur scolarité : lorsque les difficultés s’installent durablement sans être accompagnées, s’y ajoutent des problématiques d’estime de soi, et parfois de phobie scolaire, qui compliquent considérablement la suite du parcours. C’est précisément pourquoi une prise en charge dès le collège, dans un établissement structurellement adapté, représente un investissement déterminant pour l’entrée au lycée.
Le Cours du Pont de Pierre : un lieu d’apprentissage privilégié à Paris !
Un enseignement et un cadre scolaire adaptés aux élèves Dys qui leur redonne l’envie d’apprendre.
4.2 Le Cours Montaigne de Paris : un lycée à taille humaine pour les profils atypiques
Pour les familles dont l’enfant entre au lycée, qu’il ait ou non été accompagné dans un établissement spécialisé au collège, le Cours Montaigne de Paris constitue une réponse cohérente et structurée aux besoins des élèves Dys. Situé au cœur de Paris, dans le 6ème arrondissement, cet établissement privé hors contrat propose un enseignement du lycée général conforme aux programmes de l’Éducation nationale, dans un environnement radicalement différent du lycée traditionnel.
Des effectifs réduits comme condition première
L’enseignement y est dispensé à des groupes de dix à quinze élèves au maximum, par une équipe d’enseignants expérimentés. Ce choix structurel n’est pas un simple argument commercial : il conditionne l’ensemble de la pédagogie. Dans une classe de cette taille, l’enseignant peut observer en temps réel les difficultés de chaque élève, ajuster son propos, reformuler une consigne ou ralentir le rythme sans pénaliser le groupe. Pour un lycéen DYS, cette capacité d’adaptation au fil du cours représente un avantage considérable que les dispositifs officiels seuls ne peuvent pas garantir.
Une pédagogie orale qui supprime la double tâche
L’enseignement est d’abord dispensé à l’oral, de manière interactive et vivante. À la fin de chaque séance, une synthèse est notée, afin de retenir l’essentiel. Cette méthode réduit fortement la prise de notes et la double tâche ( écouter et écrire simultanément), qui reste particulièrement problématique pour les élèves présentant des troubles des apprentissages. Elle favorise par ailleurs la participation active de chacun, ce qui contribue à restaurer la confiance en soi des élèves qui ont pu accumuler des expériences d’échec dans un cadre plus collectif.
Des supports et outils adaptés aux profils Dys
Des supports visuels adaptés aux élèves souffrant de troubles DYS sont proposés dans chaque matière, ainsi que la possibilité de recourir à des ordinateurs et à toute autre technologie pertinente. Les mesures prises pour les élèves DYS incluent également la réduction significative des tâches de copie et des rythmes plus souples, rendus possibles précisément par la taille réduite des classes.
Une collaboration tripartite : famille, enseignants, soignants
L’équipe pédagogique coconstruit avec les parents et les éventuels soignants un dispositif personnalisé pour aider chaque jeune à naviguer à travers les dimensions scolaires, mais aussi sociales et affectives de sa vie, qui peuvent toutes être impactées par les troubles DYS. Cette approche globale, qui ne se limite pas à la performance académique, est particulièrement importante au lycée, période de construction identitaire où les répercussions émotionnelles des troubles DYS peuvent être amplifiées.
L’organisation de la journée : un atout supplémentaire
Le rythme du Cours Montaigne est également pensé pour les profils qui ont besoin d’une structure claire et d’un environnement de travail encadré. Les cours se déroulent le matin, et une étude dirigée l’après-midi, sous la supervision de professeurs, permet aux élèves de réaliser leur travail personnel dans de bonnes conditions avant de rentrer chez eux. Pour un lycéen DYS dont la gestion autonome du travail à la maison peut être source d’anxiété, ce dispositif représente un filet de sécurité concret.
Le Cours Montaigne : un lycée alternatif, au cœur de Paris !
Pour celles et ceux qui recherchent un accompagnement particulièrement bien ajusté aux besoins des élèves Dys
4.3 Deux établissements, un même parcours possible
Pour les familles parisiennes confrontées aux troubles DYS dès le collège, ces deux établissements peuvent s’inscrire dans une logique de continuité. Le Cours du Pont de Pierre offre, dès la sixième, un cadre ultra-individualisé qui permet à l’élève de reconstruire ses méthodes de travail, de restaurer sa confiance et d’aborder les apprentissages fondamentaux dans un environnement libéré des facteurs d’inhibition. Le Cours Montaigne prend le relais au lycée avec un modèle qui maintient cette même exigence d’accompagnement personnalisé, tout en préparant l’élève aux épreuves du baccalauréat dans les conditions du droit commun.
Dans les deux cas, le principe directeur est identique : il ne s’agit pas d’abaisser les exigences académiques, mais de modifier les conditions dans lesquelles l’élève les rencontre, afin qu’il puisse y répondre en s’appuyant sur ses forces plutôt qu’en se heurtant continuellement à ses difficultés.
4.4 Les modalités d’admission
L’intégration au Cours Montaigne ou au Cours du Pont de Pierre commence par un premier échange téléphonique, au cours duquel l’équipe prend le temps d’écouter le parcours de l’élève et les attentes de la famille. Si le profil correspond à ce que l’établissement peut proposer, un rendez-vous est organisé avec le directeur, l’élève et au moins l’un de ses parents. Pour les inscriptions en cours d’année, une journée d’essai est possible avant toute décision d’intégration.
Accompagner un lycéen DYS vers la réussite ne relève pas de la chance ni du hasard : cela suppose une combinaison cohérente entre des dispositifs officiels bien activés (PAP, PPS, aménagements aux examens) et un environnement scolaire dont la structure quotidienne est réellement compatible avec ses besoins. C’est cette double condition, administrative et pédagogique, que ce guide a cherché à éclairer. Car obtenir un tiers temps ne suffit pas si l’élève passe ses journées dans une classe de trente élèves où la double tâche et la prise de notes intensive restent la norme.
Si la lecture de ce guide vous a conduit à vous interroger sur l’adéquation entre l’environnement scolaire actuel de votre enfant et ce que son profil exige réellement, nos équipes se tiennent disponible pour en discuter avec vous. Un premier échange téléphonique, sans engagement, nous permet de mieux comprendre le parcours de votre enfant et de vous dire honnêtement si ce que l’établissement propose peut y répondre.
Pour le Cours Montaigne – lycée dans le 6ème arrondissement de Paris :
Contactez nous sur cette page ou directement par téléphone au 01.42.22.19.06
Pour le Cours du Pont de Pierre – collège et lycée dans le 15ème arrondissement de Paris :
Contactez nous sur cette page ou directement par téléphone au 09 52 53 30 12